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    Autoformation et multimédia    Didactique    Linguistique    Ingénierie de formation

Entre présence et distance accompagner et découvrir des pratiques pédagogiques en langues a l’université 16-18 Novembre 2017

 

PERL - Université Sorbonne Paris Cité

ORGANISATEURS :

Alice Burrows, Clive Hamilton, Jovan Kostov, Natalie Kübler, Grégory Miras.

Site du colloque : https://perl-2017.sciencesconf.org/.

Texte cadre :

L’augmentation progressive des effectifs d’étudiants dans les universités et les établissements d’enseignement supérieur a participé, aux côtés d’autres facteurs, comme l’attractivité des formations (Coleman, 2008) et les changements socio-éducatifs, à la restructuration générale de l’offre de formation en langues. En France, et plus largement en Europe, le processus de Bologne a été l’un des catalyseurs de ces changements. Pour répondre à cette demande exponentielle, les universités ont eu massivement recours à l’usage du numérique comme en témoigne la “stratégie numérique”1 lancée, en 2013, par le Ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur. Parallèlement, certain-e-s chercheur-euse-s lient les potentialités du numérique à une restructuration profonde de la pédagogie universitaire ce qui permet une augmentation des potentialités pédagogiques (Karsenti & Larose, 2001). Cette situation, qui fait converger en apparence des intérêts politiques avec les intérêts de la recherche en didactique, a pourtant engendré un paradoxe : la mise en place d’outils dématérialisés est parfois placée avant la question pédagogique et répond principalement aux besoins politiques des établissements (par exemple : Boucher, Carnino & Jarrige, 2016 pour le cas de l’université en France ; Samson & Lefebvre, 2016 pour le cas de l’utilisation du tableau numérique interactif). En d’autres termes, la généralisation des environnements numériques de travail (ENT) a parfois doté les enseignant-e-s d’outils sans qu’une réflexion préalable sur leurs besoins ait eu lieu (Valluy, 2013). Cette constellation a produit deux effets : d’une part, la multiplication des outils numériques engendre des préoccupations2 chez les enseignants (Albernhe-Giordan & Charnet, 2005), et d’autre part, la formation à ces outils entraîne une amplification des réflexions pédagogiques dans les démarches d’enseignement (Poisson, 2011).

Or, à l’heure où les technologies numériques ne sont plus “nouvelles”, dans quelle mesure ces outils peuvent-ils apporter des réponses inédites et pertinentes aux enjeux pédagogiques de l’université d’aujourd’hui ?

Ce colloque a pour objectif d’étudier les possibilités et les usages du numérique dans l’enseignement/apprentissage des langues à l’université au sens large. Il permettra, en particulier, d’examiner les propositions de pédagogie universitaire grâce aux outils numériques dans un objectif de personnalisation et de responsabilisation de l’apprentissage. Dans la même perspective, il questionnera la pertinence et l’effet des dispositifs de formation et d’accompagnement des enseignant-e-s de langues dans des pratiques numériques d’enseignement hybrides ou 100 % à distance. Enfin, il permettra d’envisager la possibilité de mutualiser les ressources et l’ingénierie pédagogique pour offrir de nouvelles perspectives et répondre aux besoins de l’enseignement supérieur comme, par exemple, l’introduction des corpus (Boulton & Tyne, 2014) ou, encore, l’étude des besoins pédagogiques pour mieux cibler le développement des outils et des plateformes d’enseignement/apprentissage hybride ou à distance.

-  Axe 1 : Penser la pédagogie universitaire grâce aux outils numériques.

Dans l’axe 1, il sera question de réfléchir autour du potentiel développemental des outils numériques dans les formations en langues à l’université. Comment permettent-ils de maximiser les apprentissages ? Comment permettent-ils d’individualiser les apprentissages face à de (très) grands groupes ? Quels sont les leviers possibles pour responsabiliser les apprenant-e-s dans le développement de compétences à but professionnel ? Comment facilitent-ils l’utilisation de ressources nouvelles et rapidement actualisables grands corpus, mais aussi corpus spécialisés ad hoc, outils de compilation et d’interrogation de corpus ?

-  Axe 2 : Former et accompagner les enseignant-e-s de langues dans des pratiques numériques d’enseignement hybrides ou 100% à distance.

L’axe 2 visera à comprendre d’une part les préoccupations enseignantes vis-à-vis des dispositifs numériques dans un contexte universitaire en transition et d’autre part, les modalités possibles d’accompagnement et de formation à ces dispositifs. Quelles démarches pour l’accompagnement aux pratiques numériques ? Quels dispositifs présenter pour interroger au mieux les pratiques enseignantes dans le respect des préoccupations des enseignant-e-s ? Comment capitaliser le savoir-faire d’une équipe enseignante et réfléchir à son amplification via des dispositifs numériques ? Comment considérer la formation à l’interface des besoins institutionnels et des besoins pédagogiques ?

-  Axe 3 : Mutualiser les ressources et l’ingénierie pédagogique pour offrir de nouvelles perspectives et répondre aux besoins contemporains dans l’enseignement supérieur.

L’axe 3 sera l’occasion de penser les potentialités de la mutualisation à la fois dans le processus de création pédagogique, mais aussi dans l’amélioration des formations grâce à un retour rapide et massif d’utilisateur-rice-s. Quelles modalités de mutualisation de ressources en langues à l’université ? Au-delà de la mutualisation de ressources, peut-on mutualiser une ingénierie pédagogique ? Comment accompagner les enseignant-e-s dans l’adhésion à une démarche de mutualisation ? La mutualisation via la création d’équipes protéiformes permetelle le renouvellement de certaines pratiques pédagogiques (utilisation de corpus numériques, etc.) ?

-  Axe 4 : Développer des outils numériques pédagogiques flexibles et performants dans une perspective Open Source.

Cet axe vise à réunir des contributions qui interrogent les objectifs pédagogiques comme étape préalable au développement ou à l’utilisation des outils numériques : corpus, plugins spécialisés, plateformes, par exemple, afin de mieux cibler les besoins des enseignant-e-s des langues et de prendre en compte leurs usages des outils informatiques. Des études de cas (ergonomie, usages) seront particulièrement appréciées pour répondre à l’interrogation sur la pertinence de l’étude de terrain, afin de rendre ces outils interopérables avec des plateformes d’enseignement à distance comme Moodle, Dokeos etc.

Les propositions de communications prendront la forme de résumés de 300 mots (bibliographie exclue), comportant un titre et une courte bibliographie. Les communications s’appuieront impérativement sur une démarche empirique. Seront privilégiées les démarches expérimentales, en intervention ou en recherche-action.

DATES IMPORTANTES :

-  Date limite de soumission des propositions : 31 mai 2017
-  Notification d’acceptation ou de refus : 15 septembre 2017
-  Inscription : 16 septembre - 30 octobre 2017
-  Colloque : 16, 17 et 18 novembre 2017