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    Autoformation et multimédia    Didactique    Linguistique    Ingénierie de formation

Autoformation

 

1. Aux origines, le trio auto, hétéro, éco

Se rappeler que l’autoformation est un courant ancien, non lié aux technologies bien au contraire. Le trio de base des chercheurs travaillant sur l’autoformation est :
-  autoformation : se former par soi-même ;
-  hétéroformation : formation par "l’autre" ;
-  écoformation : formation par le milieu.

2. En référence, une lecture de synthèse

"Autoformation et individualisation".

3. Quelques cas de figure possibles

Le lieu privilégié pour les dispositifs d’autoformation guidée s’appuyant sur des ressources incluant les TIC est le centre de ressources, lieu qui reste souvent fondamental même à l’heure du développement de la formation à distance.

3.1. Exemple de Paris 7 au Centre National EAO

Voici le schéma mis en place au CNEAO pour un module d’anglais de 50 heures calculé sur la base d’un groupe de 25 étudiants.

-  Lectures des documents écrits (7 pages) décrivant les matériaux pédagogiques disponibles (une trentaine de "titres" proposés).
-  Réunion d’introduction avec l’équipe responsable, présentation des lieux...
-  Entretien individuel (15 à 20 mn) avec un enseignant.
-  Travail individuel sur les matériaux pédagogiques (EAO, vidéo, etc.) (réservation semaine par semaine des produits).
-  Participation à des séances d’expression orale en petit groupe de 10 étudiants maximum, chaque étudiant choisit son thème parmi plusieurs propositions.
-  Deux autres entretiens individuels au bout de 12 et 30 heures de travail individuel environ.

La répartition des heures se fait de la manière suivante.

Etudiants

1 heure de présentation du dispositif

1 heure d’entretiens individuels (3 fois 20 minutes)

8 heures de séances en petit groupe (8 fois une heure)

40 heures de travail individuel sur les matériaux du centre

50 heures au total

Enseignants

1 heure de présentation du dispositif

25 heures d’entretiens individuels (3 fois 20 minutes, 1 heure par étudiant pour 25 étudiants)

24 heures d’animation de séances en petit groupe

50 heures au total

Le principe est de ne pas investir plus d’heures enseignants que pour un système traditionnel de groupe (25 étudiants face à un enseignant pendant 50 heures). On ajoute, bien évidemment, un surcoût en encadrement administratif et technique. Les enseignants intervenant en tutorat et en séances de groupe sont différents, ce qui permet de diversifier les accents entendus... Les matériaux ont été choisis en fonction de leur compatibilité didactique et sur des critères d’intérêt et de qualité didactique et pédagogique.

3.2. Exemple 2, inspiré du Sapag de Bordeaux

Un travail en centre de ressources avec des parcours au travers de différents documents sonores, papier, TIC... Des renvois sont faits d’un document à un autre pour que les apprenants approfondissent un point, l’abordent par différents biais. Tous les documents sont en langue étrangère et ont été sélectionnés en fonction de différents parcours possibles. Dans le centre de ressources les apprenants ne doivent utiliser que la LE (les enseignants sont des locuteurs natifs). Les apprenants sont reçus avant de commencer à travailler pour un entretien diagnostic. Ils travaillent ensuite individuellement dans le centre de ressources. Un enseignant est toujours présent dans le centre et engage régulièrement la conversation en LE avec eux à leur arrivée, quand ils ont terminé et suite à toute demande de leur part. Une série d’une vingtaine de séances de groupe sont proposées chaque semaine. Elles sont étiquetées de même que tous les documents à disposition suivant leur niveau : bleu, vert, rouge... Chaque étudiant peut s’inscrire à autant de séances qu’il le souhaite (formation continue) ou a droit à un certain nombre de séances (formation initiale). Les séances sont variées quant au contenu : expression orale, jeux de rôle... surtout mais aussi rédaction d’une lettre par exemple. Les étudiants s’engagent à venir au moins 3 à 4 heures par semaine. Les enseignants participant à l’équipe s’engagent à proposer chaque quinzaine une activité nouvelle qui enrichira le fonds de ressources. Un tableau affiche "l’exercice de la semaine" par exemple.

3.3. Exemple inspiré du centre de ressources du Cnam

Les étudiants empruntent les ressources pour pouvoir travailler chez eux. Tous les documents disponibles sur le marché leur sont proposés : une philosophie qui considère que le plus grand choix doit être offert. Un logiciel permet aux apprenants de choisir le produit qui correspondra à leurs besoins : on demande une ressource correspondant à tel niveau, ayant telle caractéristique et on voit tout ce qui peut correspondre aux critères souhaités. Les étudiants ont droit à des entretiens de tutorat mais ceux-ci ne sont pas obligatoires, c’est à eux d’en faire la demande. De même un étudiant peut demander au moment de l’année qui lui convient un test diagnostic. On met alors à sa disposition un enseignant qui lui propose diverses situations de test.

Pas de prise de position didactique forte comme dans les deux cas ci-dessus pour la sélection des ressources.

3.4. Exemple inspiré de divers centres de ressources A son arrivée l’apprenant passe un test diagnostic, il est ensuite reçu par un tuteur avec qui il discute. A la suite de l’échange un contrat est passé sur l’accomplissement d’un certain parcours au travers de certains des documents du centre de ressources. Des entretiens de tutorat permettent de faire les ajustements nécessaires par un échange entre tuteur et apprenant. Certains moments de tutorat ou de réflexion méthodologique (comment organiser son travail individuel...) sont parfois organisés en groupe. En cas de difficulté l’apprenant peut faire appel à un tuteur, des heures de permanence sont affichées auxquelles on peut venir ou téléphoner.

3.5. Autres exemples

A vous de les signaler ou de les inventer...

4. Comparaisons entre dispositifs

Vous pouvez consulter le texte du Brigitte Albero disponible sur le site de l’OTE, en particulier le paragraphe "Le point de vue des apprenants : une préférence pour les dispositifs les plus autonomisants, mais avec une demande de sécurisation".