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Quelques remarques sur l’analyse de données

 

1. Ce qu’il faut "compter"

Il y a des relevés quantitatifs nécessaires à faire, le plus souvent : par exemple, nombre d’interventions des apprenants par rapport au tuteur, évolution de la répartition des prises de parole. Est-ce à faire en premier ?

Le pour : cela va permettre de se plonger dans les données en commençant par quelque chose d’un peu mécanique...

Le contre : on va perdre sa fraîcheur quand on va se plonger ensuite dans le détail de l’analyse on risque de laisser passer des choses. Donc à voir selon que la probabilité de trouver des choses inattendues est forte ou pas, selon son ressenti...

2. Vérifier une hypothèse

Dans ce cas-là, en principe, le travail consiste à faire les (dé)comptes et voir dans quel sens va ce que l’on obtient.

Même dans un cas de ce type, il sera intéressant d’ouvrir l’œil pour déceler des phénomènes intéressants, à relever pour une analyse plus détaillée et qualitative à faire ensuite (cf. ci-dessous).

3. On sait ce que l’on veut regarder

On sait ce que l’on cherche, on a posé des hypothèses (au sens faible, non scientifique ;-), on a des pistes que l’on veut explorer (voir comment se met en place un nouveau métalangage, une nouvelle approche de la langue..., comment se construit l’argumentation dans les énoncés des étudiants...). Par rapport à ces pistes de départ, liées aux questions de recherche, on va lister ce que l’on veut relever en priorité et cocher d’une manière ou d’une autre tout ce que l’on veut mettre de côté sur les différentes questions.

Il sera évidemment nécessaire de parcourir plusieurs fois les données pour homogénéiser l’analyse. Dans un travail d’équipe ce balayage des données se fait, en général, à plusieurs pour mieux valider les relevés et les classements dans telle ou telle catégorie.

4. Trouver l’imprévu

C’est souvent ce qui est le plus réjouissant lorsque l’on analyse ses données, on découvre des phénomènes que l’on n’avait pas anticipés. Et cela fait un paragraphe ou un chapitre particulièrement pertinents dans le travail final.

Il est donc très important de regarder aussi ses données avec un oeil "ouvert", pour percevoir ces imprévus.

5. Avoir plusieurs angles d’attaque (simultanés ou non)

En conclusion, il est important de faire un travail préparatoire méticuleux pour bien rechercher ce qui doit l’être par rapport aux questions de recherche posées et à ce que l’on a annoncé (nous allons analyser les données recueillies de manière à voir si...). Cette étape est essentielle, on doit savoir trouver ce qui doit l’être car c’est ce qui a été annoncé et qui fait la base du travail. C’est là le nécessaire, tout comme les décomptes et autres histogrammes.

Tout aussi important et fructueux est le parcours des données sans a priori pour y déceler l’imprévu qui donnera peut-être un sel inattendu à la recherche. Donc avoir plusieurs angles d’attaque. La répartition du balayage des données suivant un axe ou un autre se fera selon le contexte et l’humeur propre à chacun et chacune. Il faut savoir, en tout cas, que l’on sera amené à faire plusieurs balayages, à noter en marge et à reprendre le début des données en fonction de quelque chose qui sera apparu plus tard.