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Innover pour mieux enseigner- Congrès des enseignants de français d’Afrique et de l’Océan indien - 24-27 juin 2019

 

Après Liège 2016 et dans la suite de Durban 2012, la Fédération Internationale des Professeurs de Français (FIPF) et l’Association des Professeurs de Français d’Afrique et de l’Océan Indien (APFA-OI) organisent le congrès régional pour l’Afrique à Dakar (Sénégal). Cette rencontre entre dans la suite d’une longue série qui a consacré la FIPF comme un espace de rencontre, de dialogue et donc de partage. S’il en est ainsi, c’est que la FIPF est d’abord riche de sa diversité. Pourtant, ce sentiment voire cette exigence de partage de ce que l’on doit à l’autre semble remis en question par l’internet. Dès lors, comment utiliser au mieux les opportunités que présente cet outil pour, in fine, une formation plus qualifiante au profit d’une jeunesse dont la soif de savoir et les défis embrouillés offrent le spectacle d’un chaos sans fin.

En se réunissant à Dakar, c’est pour participer à la réflexion sur les défis de l’enseignement du français, sur les innovations pédagogiques mais aussi sur l’enseignement en général au profit de jeunes dont les habitudes et donc l’avenir, sont mal cernés. En a-t-il jamais été autrement ? Samba DIALLO n’avait-il pas raison lorsqu’il affirmait dans L’aventure ambiguë (Paris, 10/18 « Domaine étranger », avril 2010, page 126) : « ce n’est pas le mystère qui a changé, mais les questions qui lui sont posées et les révélations qu’on en attend ». Il s’agit donc de perpétuer une quête. Son nœud est dans la complexité de son contexte : le français n’est plus seul à l’école, les modes d’apprentissage ne sont plus forcément les mêmes, les formations académique, professionnelle (initiale comme suivie) ont beaucoup évolué. L’avenir est donc à construire. Le souci pour l’avenir et le mieux-être des peuples a guidé le choix du thème du congrès qu’on peut considérer, légitimement, comme un véritable défi : innover pour mieux enseigner.

Il s’agit surtout d’inscrire la question de la langue française dans un vaste ensemble, celui d’un monde inter-relié par internet et ses divers réseaux. Envisager aussi ces défis dans une perspective globale, c’est comprendre et accepter que les problèmes qui se posent à l’humanité, au 21ème siècle, dépassent de loin les frontières physiques des états ainsi que les barrières linguistiques. Engager ces défis dans un élan prospectiviste, c’est refuser de penser l’avenir comme une fatalité, mais bien comme l’émanation de la volonté humaine puissante. Cette posture est doublement intéressante pour le continent africain où les questions d’éducation et de formation, et donc de jeunesse, ont un relent particulier lié à sa situation socio-économique. De surcroît, l’Afrique est considérée comme l’avenir de la langue française. Pourtant, le français y trouve une multitude de langues autochtones, comme étrangères. Leurs statuts, leurs territoires, les représentations qu’elles suscitent, sont tous des sujets de débats vifs. Cela veut dire clairement que les Africains ont l’initiative historique de dessiner la francophonie de demain, pourvu juste qu’ils aient l’exacte mesure des enjeux d’une langue de scolarisation dans un monde en mutation où, malgré les discours globalisants, les tensions identitaires gardent toute leur acuité. 60 ans après les indépendances, il faut envisager l’Afrique et la repenser avec ses multiples et multiformes défis dans 50 ans, donc après un siècle d’indépendance. En effet, il est temps d’envisager la relation du continent africain avec la langue française et les affaires francophones avec courage, lucidité tout en veillant sur les intérêts des Africains. Et puisque tout passe par l’éducation, l’on n’y parviendra que par l’initiative et par l’innovation.

Sous thème : axes des communications
-  Le français en Afrique et le français d’Afrique : défis d’ici et de demain
-  Formation des enseignants et innovations pédagogiques à l’ère du numérique
-  Apprentissage du/par le français : quel avenir...
-  Le français et les langues dites d’Afrique en milieu scolaire : ménage et aménagement
-  Didactiques du français : FLM, FOS, FLE, FOU...
-  Interculturel, interculturalité, Francophonie et intercompréhension dans la didactique du français : la place des langues et cultures africaines dans l’enseignement du français.

Pour aller au-delà de la formule des colloques traditionnels, ce congrès propose des ateliers de formation et des expositions. Ces derniers peuvent s’articuler aussi bien autour de préoccupations liées à la didactique qu’à la vie associative. Il s’agit d’offrir des formations, un cadre d’échanges à des enseignants pour un meilleur développement professionnel ou pour une dynamisation de leurs associations.

Six thématiques d’ateliers et d’expositions sont prévues et se déroulent parallèlement aux panels.

Ils portent sur les thématiques suivantes :
-  Jeux et apprentissage de la langue
-  Langue, productions scientifiques et outils numériques
-  Les métiers du futur
-  Leadership féminin et espace francophone
-  Vie associative
-  La classe inversée

Site du colloque.