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Engagement dans la recherche, recherches engagées, recherches sur l’engagement : que nous disent les SEF ?

14 novembre 2023 - 16 novembre 2023

Université Paris Nanterre du mardi 14 novembre 2023 (14h) au jeudi 16 novembre 2023 (12h).

 

Le colloque Inter-Congrès Aref 2023 est organisé conjointement par le Centre de recherches Éducation et Formation (Cref, https://cref.parisnanterre.fr/) et l’Association des enseignant·es et chercheur·es en sciences de l’éducation (AECSE, https://aecse.net/). Il a pour objectif d’étudier et d’analyser les rapports entre la recherche en sciences de l’éducation et de la formation, et l’engagement, à travers deux axes :

  1. L’engagement comme posture de recherche ou d’intervention.
  2. L’engagement comme objet de recherche.

 

Axe 1 – L’engagement comme posture de recherche ou d’intervention

S’il s’agit là d’un champ déjà exploré en SHS, l’objectif de cet axe est de centrer notre réflexion sur les sciences de l’éducation et de la formation selon plusieurs thématiques.

 

Thématique 1 – L’engagement dans le travail de recherche

Le colloque sera l’occasion d’interroger le fait de s’engager dans une démarche/approche scientifique, dans l’élaboration et la mise en œuvre d’une méthode de recueil des données, dans l’analyse du matériel recueilli et dans la production des résultats au sein de la discipline des sciences de l’éducation et de la formation. Tous ces actes qui composent le positionnement du et de la chercheur·e dans la communauté scientifique constituent également son engagement envers la recherche dans un contexte sociopolitique donné.

Dans ce cadre, qu’est-ce qu’une recherche « engagée » ? Est-elle une « recherche publique » au sens de Burawoy (2009) ? Est-elle une « recherche militante » menée par un·e « chercheur·e militant·e » ? Quels liens entre engagement et militantisme (Marcel, Lescouarch, Bordes, 2019) ? Quelle place pour une troisième voie, transversale, qui permet au chercheur d’être un acteur social à part entière et au citoyen de contribuer à la « coélaboration de l’avenir commun » (Robert & Marcel, 2019) ? Un·e chercheur·e engagé·e est-il·elle forcément un·e chercheur·e médiatique, qui intervient dans l’espace public, pour défendre un statut, une utilité ou des formes de recherche spécifiques, pour diffuser des résultats de recherche, participer à l’élaboration d’un rapport ou d’une politique publique ? L’engagement doit-il être vu prioritairement comme un lien avec des objets ou des partenaires auprès desquels on s’engage, ou peut-il également porter sur une façon de s’impliquer ?

 

Thématique 2 – Engagement et implication dans une recherche

Engagement et implication ont été fréquemment un objet d’étude dans leurs liens, convergences et divergences (Fritsch, 2000). Pour certains auteurs, l’implication semble référer à l’engagement, pour d’autres, une distinction est nécessaire car les deux notions auraient tendance à se confondre. L’engagement serait à distinguer de l’implication car celui-ci serait « explicitement de type volontariste, là où l’implication est toujours subie passivement […] de l’ordre de l’opaque », s’écoutant plus que s’observant, tout en demeurant une notion polysémique (Ardoino, 2000). L’implication peut se conjuguer au pluriel avec deux niveaux (cf. les implications primaires et secondaires, Lourau, 1994) : implication du chercheur dans son objet de recherche, dans son institution de référence, dans l’équipe, au regard de la commande sociale, implication épistémologique, implication dans l’écriture, etc. L’engagement est parfois présenté aussi comme une posture critique face à la supposée neutralité de la recherche. Chaque recherche a une incidence sur l’objet étudié et sur la société. Il n’existe pas de recherche ou d’observateur neutre (Harding, 1987). Il s’agit donc de reconnaître les chercheur·es comme des êtres ayant une place dans les rapports sociaux, qui déterminent leur « point de vue » et construisent leur objet de recherche. Dans ce cadre, la recherche est sous-tendue par des objectifs explicites d’émancipation et de changement social. Mais quels sont réellement les effets de telles recherches sur la recherche, les chercheur·es et les parties prenantes (chercheurs, « public », « enquêtés », co-chercheurs, chercheurs pairs, etc.) ? Le changement social escompté dans une recherche engagée doit-il viser un groupe social plutôt qu’un autre ? Ainsi, doit-il forcément s’adresser aux plus vulnérables, aux plus fragiles ?

 

Thématique 3 – Engagement, subjectivité, intersubjectivité 

Si l’engagement ne peut se soustraire à l’implication, à la responsabilité, il englobe aussi la subjectivité et l’intersubjectivité car le/la chercheur·e se situe dans une mobilisation de son être total en situation, l’écoute du/de la chercheur.e est empreinte de biothèque reliée aux propres expériences personnelles et professionnelles, aux savoirs biographiques et aux intentions de recherche de chacun et de chacune (Delory-Momberger, 2004 ; Baeza, 2017). À la subjectivité s’ajoute l’intersubjectivité dans la rencontre avec des participant·es à la recherche, dans leurs manières de percevoir, penser, d’agir, leurs affects, leurs valeurs, leurs représentations, la définition qu’ils se donnent de la réalité dans la singularité de leur vécu. Dans le cadre des recherches cliniques d’orientation psychanalytique (Blanchard-Laville et al., 2005), la subjectivité est considérée inhérente à toutes les étapes du processus de recherche, l’analyse de ce qu’on peut appeler le contre-transfert du chercheur, à savoir « ses angoisses, ses manœuvres de défense, ses stratégies de recherche, ses “décisions” » (Devereux, 1980, p.19), semble la plus riche de sens par rapport aux situations d’interaction étudiées.

Comment le/la chercheur·e appréhende-t-il les réalités subjectives et intersubjectives ? Quels moyens peut-il/elle se donner pour analyser en quoi sa subjectivité influence les données produites ?

L’analyse de l’implication du chercheur, de la nature de son regard, voire de son contre-transfert, pose la question de l’engagement et de son rapport à l’éthique. L’engagement du ou de la chercheur·e peut se trouver aussi en tension avec la réalité des acteurs : épuisement, perte de sens, renoncement, etc. Comment l’engagement dans la recherche interfère-t-il avec le positionnement éthique du.de la chercheur·e) ? Jusqu’à quel point l’engagement du chercheur·e permet-il de garantir le bien-être des personnes pour qui la sollicitation du·de la chercheur·e peut constituer une contrainte de plus à affronter dans leur quotidien ?

Les communications s’inscrivant dans cet axe pourront également engager une réflexion méthodologique : comment l’engagement des chercheur·es se manifeste-t-il sur le terrain ? Un·e chercheur·e engagé·e fait-il ou elle nécessairement de la recherche engagée ? Comment pratique-t-on, dans le contexte politique actuel, de la recherche dite « engagée » ? Les recherches-actions, recherches participatives, recherches partenariales, recherches collaboratives, intervention-recherche sont une tradition pour certain·es chercheur·es en SEF : Sont-elles nécessairement des recherches engagées et si oui de quel type ? Traduisent-elles nécessairement une posture spécifique de recherche ? A contrario, quels rapports au(x) terrain(s) s’établissent via les recherches quantitatives, qualitatives et / ou expérimentales ? Comment peuvent se compléter les engagements des chercheur·es – professionnel·les ou académiques – avec ceux d’autres acteurs en particulier de la société civile dans la recherche ?

 

Axe 2 – L’engagement comme objet de recherche en sciences de l’éducation et de la formation

Les chercheur·es en SEF se sont emparé·es de l’engagement comme objet de recherche dans de nombreux champs de la discipline dont quelques-uns sont suggérés ci-dessous ; ils pourront être utilement complétés par les propositions de communications.

 

Thématique 1 – Engagement/désengagement/non-engagement des professionnel·les de l’éducation et de la formation et des apprenant·es 

La question de l’engagement, notamment de l’engagement “professionnel”, fait l’objet de nombreuses recherches dans le champ de l’éducation et de la formation depuis quelques années (Jorro et De Ketele, 2013).

L’analyse de l’engagement peut ainsi prendre plusieurs voies et s’intéresser à la fois à l’engagement dans un travail, dans une organisation, mais aussi dans une tâche ; elle peut également interroger le geste subjectif du professionnel en lien avec la dynamique intersubjective et institutionnelle (Gavarini, 2003 ; Cifali, 2018 ; Blanchard-Laville, 2019). Dans tous les cas, elle est à resituer dans un monde du travail en mutation, qui affecte les carrières des acteurs et le sens qu’ils donnent à leur métier. Ainsi, il est intéressant de noter l’augmentation de recherches sur les processus d’engagement et de désengagement ou de non-engagement professionnel et des formes que cela prend (Lantheaume et Hélou, 2008 ; Kaddouri, 2011).

Parler de l’engagement des professionnel·les invite, naturellement pourrait-on écrire, à s’intéresser en miroir à l’engagement des apprenant·es. Il s’agit d’ailleurs d’une préoccupation forte des chercheurs en SEF, antérieure à celle pour l’engagement professionnel, quel que soit l’âge de ce public. La question de l’engagement des élèves dans l’activité, de leur enrôlement, semble ainsi avoir toujours constitué une des préoccupations et difficultés majeures des enseignant·es, débutant·es ou non. Les motifs d’engagement en formation des adultes, quant à eux, se définissent par leur pluralité et se regroupent en deux dimensions : intrinsèque et extrinsèque (Carré, 2020).

Les propositions de communication qui souhaitent s’insérer dans cette thématique pourront mettre l’accent sur les conditions qui favorisent et/ou maintiennent voire défavorisent cet engagement, qu’elles soient relationnelles, pédagogiques, didactiques, organisationnelles, institutionnelles, culturelles ou sociales.

 

Thématique 2 – L’engagement hors du champ de l’éducation et de la formation

Cette thématique se propose d’accueillir des communications qui traiteront des espaces non scolaires de l’engagement, allant des théories de l’engagement développées en psychologie sociale jusqu’aux questions de l’engagement professionnel, bénévole ou dans la vie personnelle.

L’engagement des professionnel·les dans les champs de l’intervention sociale, de l’éducation, de l’animation, de la médiation, de la santé a donné lieu à des écrits bien connus des acteurs du champ tels que l’ouvrage de référence de Gaberan publié en 1999 : Être éducateur dans une société en crise : un engagement, un métier. L’auteur plaide pour que les professionnel·les donnent à voir, disent leur métier, les valeurs sur lesquelles ils se fondent, rappelant qu’éduquer est une prise de risque qui suppose un engagement dans l’action. « Qu’est-ce que je fous là ? » Question mythique et provocatrice posée par Jean Oury et qui vient questionner le sens de notre présence auprès d’autrui. Qu’en est-il de cet engagement aujourd’hui, à l’heure où ces mondes professionnels traversent une profonde crise de recrutement aggravée par la période de crise sanitaire ? Comment les professionnel·les parviennent-ils/elles à maintenir, préserver leur engagement dans un contexte contraint ? Quels seraient les freins et les leviers à cet engagement ? Pourrait-on finalement cerner les contours d’une « pédagogie de l’engagement » (Pesce, 2021) ? Par ailleurs, qu’en est-il de la place de l’engagement bénévole dans ces champs, dans un contexte de développement de logiques professionnalisantes dans le secteur associatif ? Quel statut de l’engagement lorsqu’il est utilisé par l’État (ainsi avec le contrat « engagement républicain ») et interpelle le champ de l’éducation populaire ?

De son côté, l’engagement des enfants, des jeunes et des adultes concernés, et les méthodes éducatives et pédagogiques qui pourraient les favoriser, ou en bénéficier, constituent une préoccupation politique majeure. Par exemple, de très nombreuses recherches sont menées sur les pratiques d’engagement politique des jeunes, sur leurs évolutions et sur leurs effets en termes d’acquisition de compétences, de connaissances et de savoirs (Becquet et Stuppia, 2021). Il en va de même en ce qui concerne l’engagement des personnes concernées par des problèmes de santé ou des problèmes récurrents dans leur vie personnelle.

De manière générale, quelle place pour l’individu et le collectif dans cet engagement ? Quel rôle jouent les professionnel·les dans l’engagement des publics accompagnés ou bénéficiaires ? Comment définir cet engagement et comment prend-il racine ou naissance dans des expériences vécues ?

Les contributions proposées pourront traiter de l’engagement – des professionnel·les, des bénévoles, des enfants, des jeunes et des adultes concernés… – dans ses dimensions personnelles, professionnelles, militantes, sociales, subjectives ainsi que de la place que peut prendre l’engagement dans un processus de production de connaissances. Elles pourraient également concerner la relation entre engagement individuel et collectif.

 

Thématique 3 – L’engagement parental : une articulation des sphères privée et publique

Dans un contexte de crise de la démocratie, les pouvoirs publics accordent une attention particulière à l’engagement des familles dans l’élaboration des politiques publiques et les intègrent dans les instances de concertation, de suivi et d’évaluation. Quels possibles et quels enjeux ce type de démarche de co-construction ouvre-t-il ? Quelle place l’engagement y prend-il ? Comment cet engagement dans des collectifs institués fait-il émerger ou influence-t-il ensuite d’autres types d’engagements ?

L’éducation familiale s’est intéressée de longue date à l’engagement parental, notamment dans la sphère scolaire ou celle de la protection de l’enfance (Durning, 1995). Que recouvre cette notion d’engagement parental ? L’éducation familiale est-elle le lieu d’un apprentissage à l’engagement ? Comment penser l’engagement parental et, ce qui semble être son revers, l’épuisement parental ?

Les dimensions familiale, sociale, collective de l’acte d’éduquer ainsi que l’articulation entre sphères privée et publique, au travers de l’engagement qu’elles supposent, pourront être développées dans les communications proposées.

Les communications s’inscrivant dans cet axe pourront, comme cela a été mentionné dans l’axe 1, engager une réflexion méthodologique : que mettre en œuvre pour rendre compte de l’engagement des acteurs ? Travailler sur l’engagement implique-t-il des méthodes spécifiques ? Qui est le ou la mieux placé·e pour rendre compte, parler, donner du sens à ses pratiques, avec quels outils ? Par exemple, des chercheur.e.s s’intéressent aux traces de l’engagement (documents, institutionnels ou personnels, …) ou aux méthodes pour repérer ces traces (cf. Guigue (2005) et la méthode de l’inventaire).

Cet appel à communications n’a pas prétention à être exhaustif et les pistes évoquées ci-dessus sont forcément partielles. S’inscrivant dans le domaine des sciences de l’éducation et de la formation et de leurs liens avec leurs disciplines contributives, le colloque voudrait faire appel à des enseignant·es, des chercheur·es, des acteur·trices et des praticien·nes d’horizons différents, à condition que leurs contributions s’intéressent aux pratiques, conceptions, réflexions éducatives et formatives, et permettent de questionner le rapport (spécifique ou non) des sciences de l’éducation et de la formation à l’engagement.

Des recherches et réflexions reposant sur des travaux empiriques comme sur des approches théoriques (en philosophie de l’éducation par exemple) sont les bienvenues dans le cadre de cet appel à communications.

 

Bibliographie 

  • Ardoino, J. (2000). Les avatars de l’éducation. Puf.
  • Burawoy, M. (2009). Pour la sociologie publique. Actes de la recherche en sciences sociales, 176-177, 121-44. https://doi.org/10.3917/arss.176.0121.
  • Baeza, C. (2017). Pouvoir d’agir et maladie chronique : Les savoirs existentiels d’une adolescente atteinte de mucoviscidose. Le sujet dans la cité, Actuels 6(1), 105‑121
  • Becquet, V., et Stuppia, P. (2021). Introduction. Dans V. Becquet et P. Stuppia (dir.), Géopolitique de la jeunesse: Engagement et (dé)mobilisations (pp. 9-13). Le Cavalier Bleu.
  • Blanchard-Laville, C. (2019). Au « vif » du sujet professionnel dans les métiers du lien. Des apports de la clinique d’orientation psychanalytique pour favoriser les processus de symbolisation professionnelle chez des sujets engagés dans des métiers du lien, Les Sciences de l’Éducation – Pour l’Ère nouvelle, 52, 61-77.
  • Blanchard-Laville, C., Chaussecourte, P., Hatchuel, F., & Pechberty, B. (2005). Recherches cliniques d’orientation psychanalytique dans le champ de l’éducation et de la formation, Revue française de pédagogie, 151, 111-162
  • Carré, P. (2020). Pourquoi et comment les adultes apprennent ? De formation à l’apprenance. Dunod.
  • Cifali, M. (2018). S’engager pour accompagner. Valeurs des métiers de la formation. Puf.
  • Delory-Momberger, C. (2004). Biographie, socialisation, formation. L’orientation scolaire et professionnelle, 33(4), 551-570.
  • Devereux, G. (1980). De l’angoisse à la méthode. Flammarion.
  • Durning, P. (1995). Éducation familiale : acteurs, processus et enjeux. L’Harmattan.
  • Fritsch, P. (2000). Implication et engagement. En hommage à Philippe Lucas. Textes réunis par Philippe Fritsch. Pul.
  • Gaberan, P. (1999). Être éducateur dans une société en crise : un engagement, un métier. ESF Législative.
  • Gavarini, L. (2003). L’institution des sujets. Essai de dépassement du dualisme et critique de l’influence du néolibéralisme dans les sciences humaines. L’Homme et la Société, (147), 71-93.
  • Guigue, M. (2005). Les Dynamiques de la familiarité dans les démarches de recherche. Les Sciences de l’éducation – Pour l’Ère nouvelle, 38, 93-108.
  • Harding, S. (dir.) (1987). Feminism & Methodology. Milton Keynes, Open University Press.
  • Jorro, A., et De Ketele, J.-M. (2013) (dir.). L’engagement professionnel en éducation et formation. De Boeck Supérieur.
  • Kaddouri, M. (2011). Motifs identitaires et formes d’engagement en formation. Savoirs, 25, 69-86.
  • Lantheaume, F. & Hélou, C. (2008). La souffrance des enseignants: Une sociologie pragmatique du travail enseignant. Puf.
  • Lourau, R. (1994). L’implication. In Actes manqués de la recherche (pp. 5-24). Puf.
  • Marcel, J.-F., Lescouarch, L., et Bordes, V. (dir.) (2019). Recherches en éducation et engagements militants. Vers une tierce approche. Pum.
  • Pesce, S. (dir.) (2021). Vers une pédagogie de l’engagement ? Champ social éditions.
  • Robert, A. D. & Marcel, J.-F. (2019). Des relations entre recherches en éducation et engagements militants : éléments pour un débat. In J.-F. Marcel, L. Lescouarch et V. Bordes (dir.) (2019). Recherches en éducation et engagements militants. Vers une tierce approche (pp. 25-42). Pum.

 

Détails

Début :
14 novembre 2023
Fin :
16 novembre 2023
Catégorie d’Évènement:
Site :
https://engagement-sef.sciencesconf.org/

Lieu

Nanterre