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Circulation et interaction des savoirs en linguistique appliquée

26 mai 2027 - 28 mai 2027

Colloque de l’Association Française de Linguistique Appliquée 

Dans un contexte où les relations entre sciences et société s’intensifient et se renouvellent, de nombreux dispositifs nationaux et institutionnels affirment la nécessité d’une production de savoirs partagée. Le programme ANR Science avec et pour la société (SAPS) illustre cette dynamique, en soutenant plus d’une centaine de projets de recherche participative mobilisant chercheuses et chercheurs, citoyennes et citoyens, actrices et acteurs territoriaux autour d’enjeux sociaux majeurs1. Les universités s’inscrivent pleinement dans ce mouvement. À titre d’exemple, CY Cergy Paris Université développe une politique active de médiation scientifique : elle mène avec le CNRS des actions structurantes de dialogue sciences-société à l’échelle francilienne et s’investit dans des dispositifs tels que l’université ouverte, la Fête de la science, ou des formats accessibles comme Vu par. Le partenariat de nombreux établissements avec le média The Conversation s’inscrit aussi dans cette dynamique d’ouverture des travaux universitaires vers le grand public. Dans le champ des sciences du langage plus particulièrement, l’Association Française de Linguistique Appliquée (AFLA) rappelle depuis longtemps l’importance de mettre les connaissances linguistiques au service des besoins sociaux, en favorisant collaborations interdisciplinaires et partenariats avec institutions et organisations professionnelles. Ces initiatives convergent vers un même horizon : renforcer la présence des savoirs scientifiques dans l’espace public, ouvrir la recherche aux attentes sociétales et renouveler les modalités de participation des citoyens. C’est dans cette perspective que s’inscrit le présent colloque, en invitant à interroger et à valoriser les formes contemporaines d’articulation entre sciences et société.

La valorisation des savoirs scientifiques est, en effet, étroitement corrélée à leur transposition dans la sphère sociale. Or, le discours scientifique se caractérise par le fait qu’il se constitue de paradigmes renouvelables, qui restent valables tant que rien ne vient les contrecarrer de manière décisive. Il donne donc matière à constante réflexion et discussion : jamais fermé, il ne recherche pas le consensuel, mais se situe volontairement dans un provisoire dont il tire en même temps sa dynamique, et c’est ce qui le distingue du discours politique (Jakobson, 1963, p. 209). Dans cette perspective, comment rendre compte de ces savoirs complexes sans les dévoyer ? La simplification, inhérente à toute vulgarisation, coïncide-t-elle avec inexactitude ? Populariser les concepts ou travaux scientifiques implique-t-il nécessairement de fossiliser ces derniers et d’en donner une vue réductrice et faussée ? La question se pose d’autant plus que nous rencontrons, avec le développement du numérique et de l’intelligence artificielle, une « mondialisation du champ scientifique » (Darbellay, 2012) qui accélère la circulation des savoirs de manière exponentielle, entraînant dans le même temps une accélération de la production scientifique. Cette Fast Science (ibid.), mue par une compétitivité scientifique accrue et des impératifs d’excellence, interroge par conséquent les pratiques de diffusion et de vulgarisation des savoirs, notamment lorsque l’on considère l’utilisation toujours plus présente des outils d’intelligence artificielle dont les usages et les cadrages éthique et juridique restent encore à déterminer.

Ces enjeux autour de la circulation, diffusion et vulgarisation des savoirs invitent plus largement à questionner la manière dont la linguistique peut concrètement être appliquée, notamment dans le monde professionnel. Une grande diversité de projets, initiatives, et collaborations témoignent du potentiel applicatif de la linguistique (Vierne-Duval, Longhi & Hamza-Jamann, 2025 ; Hamza-Jamann,Longhi & Vierne-Duval, à paraître), mais aussi de la nécessaire interdisciplinarité dès lors que le travail se fait collaboratif et centré sur un objectif pratique. Par conséquent, le colloque invite à réfléchir autour de trois axes : (1) Circulation, diffusion et vulgarisation des savoirs, (2) Enjeux et utilités de la linguistique appliquée dans les environnements professionnels et (3) Linguistique appliquée et interdisciplinarité.

 

Axe 1 : Circulation, diffusion et vulgarisation des savoirs

Ce premier axe propose d’interroger la question de la circulation et de la vulgarisation des savoirs produits dans le cadre de la linguistique appliquée. La circulation des savoirs ne se résume pas à un transfert descendant de la recherche vers la pratique (Derouet, 2002). Elle repose sur l’idée que les savoirs circulent et ne sont pas figés : ils se transmettent plus ou moins vite et de différentes manières, leur donnant ainsi l’occasion d’évoluer (Darbellay, 2012). Si la vulgarisation est une forme de circulation des savoirs, elle n’est pas non plus à confondre avec la médiation. Là où la vulgarisation implique la mise à disposition de savoirs auprès d’un public non spécialiste (CNRTL, 2012), la médiation suppose un véritable dialogue entre spécialistes et non spécialistes, ainsi que l’implication de ces derniers dans le processus de recherche (Las Vergnas, 2016). À l’ère de la science ouverte, la vulgarisation, au sens de mise à la portée de tous, peut impliquer la valorisation et la diffusion des données de recherche. Il convient donc de s’interroger sur les possibilités et les limites de la vulgarisation en linguistique appliquée, ainsi que sur les formes que cette dernière peut revêtir. Ces dernières années ont vu émerger de nombreux formats de vulgarisation sous la forme de chaînes YouTube dédiées (Linguisticae, NativLang, Langfocus), de podcasts (Parler comme jamais, the Allusionist, Lingthusiasm, Vox), d’ouvrages grand public (The Language Instinct, de Steven Pinker pour une introduction à la linguistique cognitive, Le français va très bien, merci des Linguistes atterré.e.s), de chroniques radiophoniques (Julie Neveux sur France Inter), d’interventions et de travaux grand public comme ceux de Jean Pruvost sur Radio France,  de Bernard Cerquiglini dans « Merci Professeur ! » sur TV5 Monde ou encore d’événements dédiés spécifiquement à la vulgarisation scientifique telle que la Fête de la Science.

Par ailleurs, le grand public, mais aussi le journalisme d’opinion et la sphère politique se sont exprimés ces dernières années à propos de questions linguistiques liées notamment à la perception du genre et à la diversification des stratégies d’écriture inclusive2. On se souvient notamment de la polémique provoquée par la sortie du manuel de CE2 faisant usage du point bas (Questionner le monde, Hatier 2017)3. Trois ans plus tard, c’est la classe politique et le gouvernement qui commentent abondamment l’entrée du pronom iel dans la version en ligne du Petit Robert4. Les sphères politique et journalistique ont ainsi mis sur le devant de la scène un discours normatif sur la langue, s’appuyant sur l’autorité de l’Académie française mais aussi soutenu par des linguistes (tribune publiée dans Marianne le 18 septembre 2020). Cette position n’est pourtant pas universelle et pose la question de la manière dont la vulgarisation des travaux des linguistes peut venir renseigner et enrichir le débat public en interrogeant à la fois les stratégies argumentatives déployées par les différents acteurs et les enjeux d’une problématique particulièrement complexe (Violi, 1987), qui ne saurait être réduite à une simple confusion entre genre naturel et genre grammatical (Manesse & Siouffi, 2019).

Les contributions pourront porter sur l’un de ces deux enjeux, voire sur les deux, dans le cadre de la linguistique appliquée. Elles pourront aborder les questions suivantes, sans s’y limiter :

  • Quel(s) rôle(s) les linguistes, la linguistique appliquée et/ou la langue peuvent-ils occuper dans la circulation et la vulgarisation des savoirs ?
  • Comment la diffusion des savoirs linguistiques permet-elle d’éclairer le débat citoyen et la vie publique ?
  • Comment traiter, du point de vue de la linguistique appliquée ou du vulgarisateur, les évolutions de la langue entraînées par les changements sociétaux (discours sur le genre, novlangue des réseaux sociaux) ?
  • Quels sont les apports des corpus à la question de la circulation et la vulgarisation des savoirs ?
  • Quelles méthodes et applications mobiliser pour vulgariser des savoirs ? Avec quels outils ?
  • Quelle(s) précaution(s) prendre d’un point de vue éthique ou légal mais aussi pour réussir à toucher le public visé ?
  • Quel(s) impact(s) sur la société peut-on envisager ? Quels sont les impacts des nouvelles technologies (dont l’IA) sur la production, la circulation et la vulgarisation des savoirs
  • Quels sont les enjeux soulevés par la vulgarisation des savoirs ?
  • Quelle(s) différence(s) peut-on faire entre vulgarisation au sein et en dehors du monde académique ?
  • Plus largement, peut-on et doit-on diffuser et vulgariser tous les savoirs ?

 

Axe 2 : Enjeux et utilités de la linguistique appliquée dans les environnements professionnels

Inscrit dans la continuité du livre blanc de l’AFLA (Vierne-Duval, Longhi & Hamza-Jamann, 2025 ; une synthèse est proposée dans Hamza-Jamann, Longhi & Vierne-Duval, à paraître), cet axe propose d’interroger la place et l’utilité de la linguistique appliquée au sein des entreprises, administrations, institutions publiques ou parapubliques – notamment dans un contexte où les environnements professionnels et sociaux sont de plus en plus concernés par la numérisation et l’IA. De manière non exhaustive, on pourra penser aux applications : (i) dans le monde économique ou industriel (communication interne, écrits professionnels, normes managériales, documentation technique, marketing, responsabilité sociétale des entreprises, etc.) ; (ii) dans les services de soin, l’accompagnement ou les actions sociales (communication soignant·e / patient·e, médiation linguistique, accessibilité des documents administratifs ou médicaux, accompagnement des publics vulnérables) ; (iii) dans les institutions publiques ou collectivités (politiques de communication, informations aux citoyen·nes, simplification des textes administratifs, terminologie institutionnelle, multilinguisme) ; (iv) dans les technologies langagières (conception de chatbots, assistants virtuels, systèmes automatisés de rédaction ou d’analyse, traitement automatique du langage, agents conversationnels, systèmes de traduction ou de post-édition, moteurs de recherche multilingues).

Au-delà d’un inventaire de la diversité des données et terrains, cet axe met l’accent sur une dimension réflexive et critique en questionnant les possibilités et modalités de l’« application » en linguistique, ainsi que ses spécificités selon les champs disciplinaires et les objets ou terrains investis. En miroir, on pourra questionner ce que les terrains investis font à la linguistique. La question des terrains et des observables amènera aussi à interroger la notion de corpus au regard des besoins de collecte, traitement, et analyses qui peuvent exister dans chaque contexte et domaine : à la fois en termes d’enjeux éthiques et méthodologiques, d’opportunités de renouvellement des objets de recherche, et de difficultés rencontrées pour éprouver les appareils théoriques existants.

En somme, cet axe entend consolider l’ancrage de la linguistique appliquée dans les pratiques sociales et professionnelles et proposer un espace de réflexion critique sur les effets et enjeux de ces collaborations ou transferts. Les contributions pourront aborder, sans s’y limiter, les questions suivantes :

  • Quels sont les conditions et enjeux (notamment éthiques, déontologiques, juridiques, sociaux) de l’application de la linguistique dans des environnements professionnels, et quelles conséquences cela peut-il avoir pour la discipline ?
  • Dans quelle mesure les exigences d’opérationnalisation (et les normes sectorielles qui s’y rapportent) reconfigurent-elles les méthodes, objets, corpus, catégories et outils de la linguistique appliquée ?
  • Quels sont les risques d’un usage potentiellement « utilitaire » de la linguistique ?
  • Quels sont les apports mutuels entre terrains professionnels et linguistique ?
  • Quelles contraintes pèsent sur la constitution, l’exploitation (et potentiellement la réutilisation) des corpus dans les contextes professionnels (confidentialité, gouvernance des données, biais, représentativité, responsabilité) ?
  • Quels sont les enjeux et contraintes spécifiques qui se posent pour l’utilisation ou réutilisation de corpus en vue d’entraîner des modèles d’apprentissage automatique, par exemple dans le cas de LLM et chatbots ?
  • Comment les acteurs et actrices de terrain et les publics interagissent-ils avec les savoirs, méthodes et dispositifs de la linguistique appliquée ?
  • Comment ces interactions transforment-elles les pratiques (langagières, professionnelles, numériques, sociales) ?

 

Axe 3 : Linguistique appliquée et interdisciplinarité 

Ce troisième axe ambitionne d’interroger les enjeux de l’interdisciplinarité en linguistique appliquée en voyant si et en quoi la linguistique appliquée « se prête[…]  à l’interdisciplinarité » (Lambert, 2024) : peut-elle constituer, de fait, un outil utile aux autres champs disciplinaires et répondre à des enjeux sociétaux ? Et réciproquement, qu’aurait à gagner la linguistique appliquée à collaborer avec d’autres disciplines ? On pourra réfléchir aux conséquences de ces recherches partenariales pour la discipline et son évolution : des termes comme sociolinguistique ou psycholinguiste entérinent, dans leur composition même, les apports scientifiques durables de tels partenariats. Les contributions relevant de cet axe pourront être envisagées selon au moins deux perspectives : large ou étroite.

Par perspective « large », on entendra l’interdisciplinarité dans son acception la plus commune d’« approche complémentaire de spécialistes de différents champs disciplinaires », et il s’agira de voir en quoi la linguistique appliquée a également partie liée avec les autres disciplines, que celles-ci relèvent des sciences mathématiques (l’informatique, notamment, cf. Bully, 1969) ou des sciences humaines et sociales. On pourra alors montrer, dans une approche rétrospective, comment des disciplines de tout bord (par ex., les sciences militaires et politiques) ont fini par faire appel aux linguistes pour parfaire leurs expertises face aux apories des premières tentatives de recherche – nous songeons notamment au TAL – (Léon, 2015). Des enjeux didactiques pourront être mis en évidence pour présenter les bénéfices mais également les freins à la mise en œuvre de tels décloisonnements disciplinaires (didactique des langues ; articulation linguistique-littérature, cf. Barthes, 1968 et Bishop, 2021 ; articulation linguistique-neuro-psychologie, cf. Hécaen [éd.], 1972). Dans une approche plus synchronique, les contributions rendant compte de recherches interdisciplinaires actuelles trouveront toute leur place dans cet axe, que ce soit pour confirmer l’intérêt d’un partenariat avec des linguistes, et en identifier les atouts, ou pour en proposer des approches plus circonstanciées. Sans viser l’exhaustivité, nous pouvons mentionner les apports de la linguistique dans le champ historique, l’étude de l’une permettant à l’autre de se faire une vision sociologique complémentaire des acteurs historiques (voir, par exemple, l’analyse linguistique de la correspondance des poilus dans Accoulon et al., 2021 et Steuckardt et al., 2024). L’intégration de la linguistique dans le domaine géographique pourra également constituer un autre champ à investiguer, notamment sous le rapport toponymie-topographie. Enfin, dans une approche prospective, les contributions traitant d’une collaboration plus étroite entre linguistes et spécialistes des IA seront les bienvenues. Finalement, quel rôle la linguistique appliquée a-t-elle à jouer en cette période que l’on présente comme cruciale ?

Par perspective « étroite », nous proposons d’envisager l’interdisciplinarité au sein de la discipline « linguistique », souvent conçue de manière cloisonnée et non intégrative. Or, une linguistique dite « appliquée », en ce qu’elle repose sur l’étude de corpus authentiques, impose un mouvement intégratif qui prenne en considération l’ensemble des domaines linguistiques, de façon à rendre compte des usages linguistiques réels et diversifiés des locuteurs. À titre d’exemple, les discours portant sur la langue communément véhiculés – qu’ils soient le fait des médias ou de la classe politique – ont tendance à concevoir la langue de manière normative et à évacuer les questions de variation. Or, en niant à la langue sa capacité à la variation et au changement, ces discours se coupent des réalités sociales et sociétales. L’un des enjeux majeurs d’une vision globale de la linguistique se trouve donc porté par l’École. Les contributions qui s’inscrivent dans cet axe pourront alors réfléchir à la manière dont une conception didactique ouverte, analytique et critique peut contribuer à renouveler le « rapport à » des élèves à la langue (Villeneuve-Lapointe et al., 2023) ; en promouvant un regard analytique et distancié sur les productions linguistiques – que celles-ci émanent des textes littéraires, du discours publicitaire ou des réseaux sociaux –, une telle conception travaillerait à la formation de citoyennes et de citoyens réfléchis et cosmopolites.

Les contributions pourront ainsi porter sur les rapports inter- et intradisciplinaires en linguistique appliquée. Sans s’y limiter, elles pourront aborder les questions suivantes :

    • Quels ont été les apports théoriques et méthodologiques entre linguistique appliquée et autres champs disciplinaires (notamment, du point de vue de la didactique) ?
    • Comment la linguistique appliquée se nourrit-elle d’autres champs disciplinaires pour éclairer les débats sociétaux actuels, et comment les nourrit-elle en retour ?
    • Quel rôle la linguistique appliquée peut-elle jouer face aux enjeux liés à l’intelligence artificielle dans sa collaboration avec d’autres disciplines ?
    • Quels sont les enjeux éthiques liés à ces collaborations, particulièrement en considérant une approche prospective avec les évolutions de l’IA ?
    • Quelles observations épistémologiques peut-on faire à propos de l’interdisciplinarité telle qu’elle ressort de ces collaborations ?
    • Du point de vue de la linguistique appliquée, comment s’opèrent les décloisonnements entre disciplines, et comment les faire communiquer ?
    • Quels domaines de la linguistique se trouvent le plus souvent convoqués dans les approches interdisciplinaires, et quels enseignements peut-on tirer de ces collaborations ?
    • Si la notion d’interdisciplinarité a été retenue dans le cadre de cet axe, les contributions qui proposent une réflexion épistémologique sur les délimitations entre pluridisciplinarité, interdisciplinarité et transdisciplinarité en linguistique appliquée seront tout à fait bienvenues.

 

Références bibliographiques 

  • Accoulon, D., Ribeiro Thomaz, J., & Lalanne Berdouticq, A.-M. (éds.) (2021). Des sources pour une Plus Grande Guerre. Éditions Codex.
  • Barthes, R. (1968). Linguistique et littérature. Langages, 12, 3-8.
  • Bishop, M.-F. (2021). Quelle place pour l’étude de la langue dans l’école primaire française du milieu du XIXᵉ siècle au début du XXIᵉ ? Dans E. Bulea Bronckart & C. Garcia-Debanc (éds), L’étude du fonctionnement de la langue dans la discipline français : quelles articulations ? (pp. 45–63). Presses universitaires de Namur.
  • Bully, P. (1969). Zipf, créateur de la linguistique statistique. Communication et langages, 2, 23-28.
  • Centre national de ressources textuelles et lexicales. (2012). Vulgarisation. CNRTL. https://www.cnrtl.fr/definition/vulgarisation.
  • Darbellay, F. (éd.) (2012). La circulation des savoirs : interdisciplinarité, concepts nomades, analogies, métaphores (1ère éd.). Peter Lang.
  • Derouet, J.-L. (2002). Du transfert à la circulation des savoirs et à la reproblématisation. De la circulation des savoirs à la constitution d’un forum hybride et de pôles de compétences. Un itinéraire de recherche. Recherche & Formation, 40/1, 13-25. URL : https://doi.org/10.3406/refor.2002.1756.
  • Hamza-Jamann, A. , Longhi, J. & Vierne-Duval, N. (à paraître). Dynamiques de la linguistique appliquée en france : un état des lieux à partir du livre blanc de l’afla (2005–2025). Éla. Études de linguistique appliquée.
  • Hécaen, H. (éd.) (1972). Neurolinguistique et neuropsychologie, Langages, 25.
  • Jakobson, R. (1963). Essais de linguistique générale. 1. Les fondations du langage. N. Ruwet (trad.). Éditions de Minuit.
  • Lambert, F. (2024). Présentation : la linguistique se prête-t-elle à l’interdisciplinarité ? Essais [En ligne], 21. URL : http://journals.openedition.org/essais/12928.
  • Las Vergnas, O. (2016). De la médiation scientifique aux sciences dans la société : 30 ans d’ambiguïtés de l’action culturelle scientifique. Dans E. Caillet et al. (éds), La médiation culturelle : cinquième roue du carrosse (pp. 177-187). L’Harmattan.
  • Léon, J. (2015). Histoire de l’automatisation des sciences du langage. ÉNS Éditions.
  • Manesse D. & Siouffi G. (éds) (2019). Le féminin et le masculin dans la langue. L’écriture inclusive en questions. E.S.F. « Sciences humaines ».
  • Steuckardt, A., Gomila, C., & Wionet, C. (éds) (2024). Gens ordinaires dans la Grande Guerre. Éditions de la Maison des sciences de l’homme.
  • Vierne-Duval, N, Longhi, J. & Hamza-Jamann, A. (2025). Le livre blanc de l’AFLA. URL : https://shs.hal.science/halshs-05140582v1.
  • Villeneuve-Lapointe, M., Blaser, C., Lépine, M. & Lavoie, C. (2023). Le concept de « rapport à » en didactique du français. Nouveaux cahiers de la recherche en éducation, 25/2, 1-9.
  • Violi, P. (1987). Les origines du genre grammatical. Langages, 85, 15-34.

 

Modalités de contribution  

Pour proposer une communication, un poster ou une démonstration, vous devez déposer un résumé anonymisé de 5000 signes maximum (bibliographie incluse) avant le 1er septembre 2026 sur le site de la conférence : https://afla2027.sciencesconf.org/.

Les langues du colloque sont le français et l’anglais. Les propositions de communications (20 min + 10 min Q&R), de démonstration ou de poster seront inscrites dans l’un des 3 axes de préférence, sinon en inter-axes. Pour la présentation ou la démonstration d’un outil, une recontextualisation scientifique de l’outil en français ou en anglais est également attendue en plus de la présentation de l’outil.

 

La proposition de symposium de 3 heures comportera :

  1. L’inscription dans l’un des 3 axes proposés
  2. L’affiliation institutionnelle des auteurs et autrices
  3. Le titre général du symposium
  4. Un descriptif détaillé de 5.000 signes maximum en français ou en anglais. Il devra notamment préciser le format et les noms des personnes pressenties.

 

Comité scientifique

  • Delphine Battistelli, Université Paris Nanterre
  • Françoise Boch, Université Grenoble Alpes
  • Alex Boulton, Université de Lorraine
  • Alice Burrows, Université Sorbonne Nouvelle
  • Claudia Cagninelli, Université de Milan
  • Anne Condamines, CNRS
  • Jacques David, CY Cergy Paris Université
  • Marie-Laure Elalouf, CY Cergy Paris Université
  • Catherine Fuchs, CNRS
  • Nora Gattiglia, Université de Gênes
  • Anissa Hamza-Jamann, Université de Lorraine
  • Isabel Herrando, Université de Zaragoza
  • Denis Jamet-Coupé, Université Jean Moulin Lyon 3
  • Hélène Ledouble, Université de Toulon
  • Agnès Leroux-Béal, Université Paris Nanterre
  • Grégory Miras, Université de Lorraine
  • Sylvie Plane, Sorbonne Université
  • Ana Yara Postigo-Fuentes, Université de Düsseldorf
  • Arnaud Richard, Université de Toulon
  • Fanny Rinck, Université Grenoble Alpes
  • Audrey Roig, Université Paris Cité
  • Denyze Toffoli, Université de Toulouse III – Paul Sabatier
  • Olivier Turbide, Université du Québec à Montréal
  • Stefano Vicari, Université de Gênes
  • Shona White, Université Côte d’Azur
  • Ana Zwitter Vitez, Université de Ljubljana

 

Comité de pilotage 

  • Christophe Coupé-Jamet, CY Cergy Paris Université – LT2D
  • Marine Delaborde, CY Cergy Paris Université – LT2D
  • Stéphanie Genre, CY Cergy Paris Université – EMA
  • Julien Longhi, CY Cergy Paris Université – AGORA
  • Rose Moreau Raguenes, Université Gustave Eiffel – LISAA et CY Cergy Paris Université – AGORA
  • Tatiana Taous, CY Cergy Paris Université – EMA

 

Comité d’organisation  

  • Nacera Aifi, CY Cergy Paris Université – EMA
  • Asal Bagheri, CY Cergy Paris Université – AGORA
  • Véronique Bourhis, CY Cergy Paris Université – EMA
  • Lucile Cadet, CY Cergy Paris Université – EMA
  • Lianet Cantero Torres – CY Cergy Paris Université – EMA
  • Lise Hamelin, CY Cergy Paris Université – LT2D
  • Émilie Kasazian, CY Cergy Paris Université – EMA
  • Moira Leonard, CY Cergy Paris Université – AGORA
  • Hélène Manuélian, CY Cergy Paris Université – LT2D
  • Maël Meur, CY Cergy Paris Université – EMA
  • Kathy Similowski, CY Cergy Paris Université – EMA

 

Détails

Début :
26 mai 2027
Fin :
28 mai 2027
Catégorie d’Évènement:
Site :
https://afla2027.sciencesconf.org/resource/page/id/3

Lieu

Cergy

Organisateur

Afla
Voir le site Organisateur