Université Paris Nanterre
University of Colorado Boulder
Contacts : Fiona Rossette, rossette@parisnanterre.fr ;Aminata Fofana, aminata.moueza- fofana@sorbonne-nouvelle.fr
L’intégration, en 2020, au baccalauréat français de l’épreuve du « Grand Oral » souligne l’intérêt renouvelé, qui dépasse les frontières, pour des compétences qui relèvent à la fois de l’expression orale, de la rhétorique et de l’argumentation. Cette réforme et sa mise en œuvre ont retenu l’attention de chercheurs français issus de nombreuses disciplines, comme les sciences de l’éducation, la linguistique, la rhétorique et l’analyse du discours (Guérin 2020 ; Dappoigny 2021 ; Mas et al. 2021). D’autres études, souvent critiques, s’intéressent à des exemples précis de nouveaux formats de prise de parole qui engagent de nombreux acteurs sociaux (Mariscal 2019 ; Corsi & Le Lay 2021 ; Doury & Deschellette-Frasca à paraître en 2027). Parallèlement, on observe un intérêt croissant, de la part de chercheurs travaillant dans plusieurs pays, pour l’interface entre les compétences oratoires et/ou rhétoriques et l’engagement civique. Par exemple, le projet français « Réinvestir la rhétorique : Pourquoi ? Comment ? », mené par Lucie Donckier, Sarah Pariser et Benjamin Sevestre-Giraud, trouve des échos au Royaume-Uni dans le projet « Speaking Citizens » (Wright 2025), au Canada dans la littérature sur l’art oratoire au Canada (Lalancette 2023), et aux Etats-Unis dans les travaux ethnologiques sur les métadiscours autour des cours de prise de parole à l’université (Boromisza-Habashi 2023) – travaux qui postulent, par ailleurs, l’« universalité » du « genre » « pour tout le monde, partout » qu’est la prise de parole en public (Boromisza-Habashi & Reinig, 2018).
Cette journée vise à réunir des chercheurs issus de différents horizons autour d’un débat constructif, interdisciplinaire (ex. linguistique, sciences de l’éducation, analyse du discours, sociologie, anthropologie, sciences de la communication) et interculturel portant sur les concepts, les approches et les compétences qui méritent d’être pris en compte – et qui pourraient justifier une attention particulière de la part des décideurs en matière d’éducation – quand il s’agit d’enseigner la prise de parole en public sous toutes ses formes (discours, joute oratoire/ « debating », autres types de prise de parole numérique avec présence ou non d’un auditoire, en langue maternelle ou en langue étrangère, variations selon la culture académique ou professionnelle) et les compétences oratoires dans le contexte contemporain.
Nous invitons des propositions de contributions pouvant prendre divers formats (ex. recherche conceptuelle ; manifeste ; études de cas d’expérimentations pédagogiques dans le secondaire, le supérieur ou dans le cadre de la formation continue, en langue maternelle ou en langue étrangère…). La journée comprendra une table ronde, entre des spécialistes notamment de l’argumentation, de la rhétorique et des sciences de l’éducation, ainsi que des acteurs du secteur de l’éducation.
Conférence plénière : David Boromisza-Habashi, ethnographe en communication, University of Colorado Boulder, Etats-Unis.
Date limite d’envoi des propositions (communications scientifiques de 30 minutes ou témoignages d’applications pédagogiques de 15 minutes, en français ou en anglais) (résumés de 250 mots environ à envoyer à rossette@parisnanterre.fr et aminata.moueza-fofana@sorbonne-nouvelle.fr avec comme objet du mél “Art oratoire”) : 1er septembre 2026