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Appels à contribution

Numérisation du travail et transformations de la formation. Quelles ingénieries de formation ? Quels enjeux de professionnalisation? Date limite (avis d’intention) : 15 juillet 2024

Médiations et médiatisations, numéro 20 – Printemps 2025

En ligne : https://revue-mediations.teluq.ca/index.php/Distances/announcement/view/29 

Au fil du temps, les progrès technologiques et les changements économiques et politiques ont modifié la façon de travailler (Perreau et Wittorski, 2023 ; Labbé et Champy-Remoussenard, 2013). De nos jours, ce sont par exemple les questions de la formation tout au long de la vie qui conduisent à observer un transfert progressif vers l’individu de la gestion de son propre parcours de formation et d’emploi. Ajoutons à cela, les innovations liées au développement du numérique, telles que l’automatisation, le télétravail, l’intelligence artificielle et l’Internet des objets, mais aussi les nouvelles pratiques associées aux situations instrumentées (simulation, réalité virtuelle ou immersive, dispositifs à distance ou hybrides) et nous aurons un tableau des transformations qui régissent aujourd’hui, à la fois le monde du travail et de la formation.

Pour accompagner cela et répondre aux nouvelles exigences auxquelles il est confronté, le champ de la formation se réinvente en réinterrogeant les ingénieries de formation et pédagogiques qui lui sont nécessaires (Brémaud et Guillaumin, 2010 ; Ardouin, 2017 ; Verquin Savarieau et Papadopoulou, 2023). C’est pourquoi, ce sont les savoirs et les pratiques même des métiers de la formation que nous devons interroger, en questionnant les pratiques d’ingénierie, constituant le produit négocié d’interactions sociales, politiques, techniques et pédagogiques (Vinck, 2014). Par conséquent, nous noterons que plus les exigences qu’on lui porte augmentent, plus la fonction de formation nécessite d’être reconnue comme une profession constituée, si tenté qu’il s’agirait alors de considérer des métiers qui ont réussi et pour lesquels, il est indispensable d’être formé (Wittorski, 2008). Les politiques et modalités de formation attachées aux fonctions qui lui incombent interrogent à la fois les moyens mis en œuvre, mais aussi un champ de pratique en pleine mutation. Devrions-nous parler alors d’ingénierieS au pluriel et pour quelles raisons ?

L’objectif de ce numéro thématique sera de rendre compte de l’ensemble des aspects relatifs à la numérisation du travail qui s’accompagne de nouveaux besoins en formation, mais aussi de la réciproque possible, c’est-à-dire, comment la formation permet-elle de repenser le travail. Il propose de contribuer à la réflexion sur ces aspects à partir des questions suivantes :

  1. Comment mieux préparer les métiers de la formation aux transformations du travail ?
    2. Les ingénieries de formation ou pédagogiques ont-elles le même sens et revêtent-elles les mêmes enjeux dans tous les pays ?
    3. Comment les parcours de formation professionnalisent-ils à la pratique des ingénieries de formation ?
    4. Quelle reconnaissance des professionnels de la formation, en tant qu’ingénieurs, soit en tant qu’experts du domaine de la formation ?
    5. Quelles sont les compétences attendues dans le milieu du travail et de la formation, des personnels en charge des dispositifs de formation ?
    6. Comment la recherche influence-t-elle l’intégration des pratiques d’ingénieries au monde du travail et de la formation ?
    7. Confrontée au développement de l’intelligence artificielle en formation, quels enjeux d’adaptation et de transformations des pratiques d’ingénieries en formation ?
    8. Des ingénieries à l’ingénium de formation, quelle place pour la créativité et le développement des ingénieries en contexte ?

Calendrier

  • Avis d’intention : d’ici au 15 juillet 2024
  • Envoi des soumissions : jusqu’au 26 aout 2024

Coordination du numéro thématique :
Béatrice Verquin Savarieau, Université de Rouen (beatrice.savarieau@univ-rouen.fr)
Melpomeni Papadopoulou, Université de Tours (melpomeni.papadopoulou@univ-tours.fr)

Rédactrice en chef : Cathia Papi, revue-mediations@teluq.uquebec.ca

Les soumissions se font sur le site de la revue.

En tout temps, la revue Médiations et médiatisations accepte aussi des soumissions hors thématiques pour publication dans un numéro varia.