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    Autoformation et multimédia    Didactique    Linguistique    Ingénierie de formation

Mémoire de DEA de Jean-Laurent Pluies

Jeu, TIC et apprentissage

 
DEA de didactique des disciplines, soutenu à l’université Paris 3 sous la direction de F. Demaizière en septembre 2004.


Résumé
Se réclamant du courant de l’apprentissage des langues assisté par ordinateur (ALAO), ce mémoire a tenté de penser l’articulation entre le jeu, les technologies de l’information et de la communication (TIC), et l’apprentissage du français langue étrangère ; et, dans ce dessein, a traité un certain nombre de questions connexes pouvant présenter un intérêt pour l’action didactique ou pour celle du praticien de terrain. Nous nous interrogeons, entre autres, sur le caractère ludique des activités destinées à l’apprentissage du FLE dans les environnements multimédias. La dimension ludique affichée ou annoncée est-elle avérée ? Les jeux proposés à l’apprenant de FLE dans ces environnements sont-ils réellement ludiques et dans quelle mesure le sont-ils ? Comment se présentent ces jeux ou ces activités ludiques [1] ? La composante ludique motiverait-elle l’utilisation des ressources multimédias par les enseignants de FLE ? Jouer à l’aide des TIC va-t-il de soi pour l’enseignant ou pour l’apprenant de FLE ? Quels sont les apports et les limites du jeu multimédia ? Quels sont les critères qui permettraient de mesurer le caractère ludique d’une activité multimédia ? Faut-il choisir entre jouer ou apprendre ? S’agit-il de deux activités antagonistes ou complémentaires ?
Au travers d’une réflexion praxéologique s’appuyant sur des fondements didactiques et sur les pratiques déclarées d’enseignants de français langue étrangère, nous avons pu voir que l’antagonisme entre jouer ou apprendre devait plutôt laisser la place à une intégration raisonnée du jeu à l’enseignement / apprentissage des langues.
Nous avons pu remarquer, par ailleurs, que quelle que soit sa forme, multimédia ou "classique", l’activité ludique pouvait présenter un intérêt pour l’apprentissage des langues tant pour un public d’apprenants adultes que pour des apprenants enfants.
Enfin, par l’analyse des ressources multimédias et des déclarations d’enseignants, nous avons, d’une part, pu observer que la composante ludique était parfois annoncée, mais qu’elle n’était pas toujours présente dans les faits. D’autre part, nous nous sommes aperçu que jouer avec les TIC ne semblait pas systématiquement aller de soi pour l’enseignant ou l’apprenant de FLE notamment du fait du manque d’alphabétisation numérique chez l’apprenant ou l’enseignant, ainsi qu’en raison de contraintes inhérentes au contexte d’enseignement / apprentissage.
Vous trouverez le texte du mémoire ci-dessous.

[1] Nous emploierons indifféremment ces deux termes, car nous les considérons, avec d’autres, comme interchangeables.


Mémoire de DEA de Jean-Laurent Pluies