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    Autoformation et multimédia    Didactique    Linguistique    Ingénierie de formation

Le site AEM et son équipe

 
Il était une fois...
Création du site Autoformation et enseignement multimédia
Et aujourd’hui ?

Il était une fois...

à la fin des années 60, un des premiers centres français d’enseignement assisté par ordinateur (EAO), le centre OPE (ordinateur pour étudiants, devenu, plus tard, ordinateur pour l’enseignement) et un groupe d’étudiantes anglicistes venues là avec leur enseignante pour construire des "dialogues" d’enseignement assisté par ordinateur (on ne parlait pas encore de didacticiels, pas plus que de logiciels, on en était encore au software. C’est ainsi que débuta une carrière...

Création de didacticiels de grammaire anglaise depuis 1969, ouverture d’un enseignement d’EAO en 1981 à l’université Paris 7. Disparition de l’OPE et, en 1984, création du CNEAO (centre national d’enseignement assisté par ordinateur), poste de directeur scientifique, collaboration avec Jean Uebersfeld, le directeur, ouverture vers la formation continue et au-delà des langues. Préparation d’une thèse (Enseignement assisté par ordinateur des langues), soutenue en 1986, qui sera l’amorce d’une collection d’ouvrages aux éditions Ophrys, "Autoformation et enseignement multimédia". On est aux sources du site "Autoformation et multimédia" (évolution des termes, l’enseignement n’est plus là). La thèse a été suivie d’une habilitation à diriger des recherches (Linguistique, didactique, EAO-NTF) soutenue en 1992. De là encadrement de recherches d’étudiants, élargissement vers d’autres langues que l’anglais, co-animation d’un séminaire doctoral, création d’un séminaire de recherche sur la thématique devenue "Alsic" (apprentissage des langues et systèmes d’information et de communication), du nom de la revue créée en 1998 (où l’on retrouve plusieurs contributeurs du site AEM). Parmi les étudiants, Muriel Grosbois, puis Isabelle Salengros, Eva Schaeffer-Lacroix et Hyeon Yun, un peu plus tard Sophie Othman puis Elsa Chachkine. Voilà tous les noms du groupe qui anime ce site !

Création du site Autoformation et enseignement multimédia

Ci-dessous, l’explication des mots-clés telle qu’elle a été formulée au départ, elle reste "lisible"...

autoformation

Mot à la mode dans les années 90, qui reste souvent associé au multimédia, mot-valise, derrière lequel se cachent bien des interprétations. A un extrême, autodidaxie, rejet de toute hétéroformation au profit de l’apprentissage hors institution, loin de toute influence de "l’autre", enseignant ou formateur professionnel. A l’autre extrême, au contraire, simple interversion mécanique de termes, l’EAO ou le didacticiel des années 80 devenant de l’autoformation. Apprenant travaillant sur ordinateur = apprenant en autoformation (voir publications). Les sous-titres proposés ici éclairent une certaine approche de l’autoformation. D’abord autoformation associée au multimédia comme dans le titre de la collection d’ouvrages publiée chez Ophrys.

multimédia

Le multimédia, les systèmes d’information et de communication sont des outils privilégiés pour la mise sur pied d’environnements d’apprentissage et d’une ingénierie de formation permettant de proposer à l’apprenant un rythme et un parcours adaptés à ses besoins, sur lesquels il peut avoir un degré de contrôle important lui laissant de larges marges d’initiative, là où il peut les prendre (ce qui n’exclut donc nullement un rôle central pour la didactique, la pédagogie, les scénarios d’apprentissage et l’intervention de formateurs).

didactique

Le multimédia est relié ici à la didactique et à l’ingénierie de formation. Didactique de la discipline, plus spécialement des langues étrangères pour un certain nombre de travaux évoqués. La recherche didactique aboutit à la construction de scénarios ou de dispositifs multimédia et analyse les données issues de l’expérimentation (voir publications). Elle garde un lien essentiel avec la discipline contributoire fondamentale qu’est la linguistique.

linguistique

Linguistique dans et pour la didactique des langues, approche de linguistique et didactique au-delà de la discipline également (voir F. Demaizière, 1992) pour un regard particulier sur l’ingénierie de formation, les environnements d’apprentissage multimédia, l’utilisation des SIC (Systèmes d’Information et de Communication). Regard complémentaire de celui du spécialiste de sciences de l’éducation, par exemple, dont la formation et le point de vue d’origine sont légèrement différents. Une linguistique qui s’intéresse à des formes servant à communiquer, refusant les oppositions tranchées entre une "grammaire" appauvrie et limitée à des agencements de marqueurs morpho-syntaxiques et une pragmatique aux contours mal définis et finalement trop peu liée au système de formes qui porte ses indicateurs (voir Anne-Claude Berthoud et F. Demaizière, 1998).

ingénierie de formation

Le terme évoque habituellement la formation continue, l’ingénierie concerne pourtant tous les secteurs où il convient de penser globalement et systématiquement des dispositifs de formation (ou des environnements d’apprentissage multimédia) et la validation et / ou la certification associées. Ingénierie de formation, didactique de la discipline, connaissance du multimédia pour la formation, ouverture de l’université vers le monde socio-économique se conjuguent ici dans une perspective qui était déjà celle du Centre National EAO et que l’on a retrouvée en particulier dans le DESS "Ingénierie de formation - Chef de projet multimédia" proposé en formation continue par l’université Paris 6 en collaboration avec Paris 7 et l’Enesad-Cnerta (co-responsables Françoise Demaizière et Yvon Minvielle) jusqu’en 2004.

Et aujourd’hui ?

L’esprit est toujours le même, les centres d’intérêt aussi, il convient seulement de les reformuler en fonction de la terminologie du moment : utilisation des TIC (technologies de l’information et de la communication) au service des apprentissages, en particulier pour les langues. Ces centres d’intérêt se sont diversifiés grâce à l’élargissement du groupe, par exemple, ressources numériques pour l’oral (Muriel Grosbois), formation à distance en FLE (Elsa Chachkine), formation de formateurs (Sophie Othman), utilisation de corpus (Eva Schaeffer-Lacroix), clavardage et communication médiée par ordinateur (Hyeon Yun).