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Littérature jeunesse et enseignement des langues - Les Langues Modernes n° 2/2019. Date limite : 30 juin 2018

 

Coordination : Jose Manuel Ruiz, Lycée René Cassin Bayonne, Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA) et Nadja Maillard-de La Corte Gomez, CIRPaLL | UPRES EA 7457, Université d’Angers

Calendrier :

Propositions d’articles aux coordonnateurs et à la rédactrice en chef : jusqu’au

Réponse des coordonnateurs et de la rédactrice en chef : 15 juillet 2018

Retour des tapuscrits : 1er décembre 2018

Comité de lecture : janvier 2019

Retour des textes finalisés : 31 mars 2019

Publication du numéro : juin 2019 Contacts : Jose Manuel Ruiz : josemanuel.ruiz@sfr.fr, Nadja Maillard-de La Corte Gomez : nadja.maillard@univ-angers.fr

Avec copie à la rédactrice en chef, Émilie Perrichon : redaction.languesmodernes@gmail.com

Orientation du numéro

La littérature jeunesse, tout comme les spectacles jeune public, fait actuellement partie des secteurs les plus dynamiques du monde de l’édition comme du monde de la scène. Leur créativité et la variété des formes qu’ils adoptent en font un incroyable vivier de sources d’expression appréciées tout autant par les jeunes lecteurs et spectateurs que par le monde éducatif qui en exploite les possibilités didactiques à travers des projets, des plus directs (assistance à des spectacles, lecture) au plus élaborés (Projets d’action éducative, ateliers d’écriture, accueils de conteurs, d’écrivains, de petites formes théâtrales dans les établissements scolaires etc.).

En ce qui concerne l’enseignement des langues vivantes, les initiatives et les pratiques qui intègrent de près ou de loin l’utilisation de formes littéraires à destination du jeune public se multiplient, et ce, dans des contextes et des dispositifs variés (enseignement des langues étrangères ou secondes, des langues régionales, enseignement précoce, enseignement bilingue, dispositifs d’accueil des enfants migrants allophones ...). La littérature jeunesse s’y trouve sollicitée, sous toutes ses formes (albums, romans, bandes dessinées, contes ...), à des fins d’apprentissage des langues, de découverte des cultures, mais aussi, plus largement, pour sensibiliser à la diversité linguistique et culturelle. Le fait qu’elle associe fréquemment texte et image, qu’elle permette d’articuler écrit et oral (lecture à voix haute, enregistrement sonore du texte...) semble aussi offrir un intérêt particulier dans la classe de langue.

Les manuels scolaires visant l’enseignement des langues vivantes, étrangères ou régionales témoignent de cette attention : la place accordée aux auteurs dits « classiques » semble y reculer au profit de nombreux auteurs pour la jeunesse, et des albums se trouvent à présent régulièrement didactisés dans les manuels à destination des enfants. Les enseignants de langue ont aujourd’hui de nombreuses ressources à leur disposition pour utiliser la littérature jeunesse dans leurs classes. En France, des sites officiels, comme ceux du Ministère de l’Éducation Nationale, des Casnav (Centres Académiques pour la Scolarisation des Élèves Allophones Nouvellement Arrivés), ou du CIEP (Centre International d’Études Pédagogiques) consacrent des pages et des bibliographies à ce secteur. Des programmes de recherche ont eux aussi contribué la réflexion sur ces questions, ainsi qu’à l’élaboration de nombreux outils.

En dehors de l’enseignement officiel, le secteur de l’édition jeunesse (papier ou numérique) est riche en propositions de livres bilingues ou plurilingues, de textes en version originale, annotés ou accompagnés d’un appareil pédagogique plus ou moins développé pour la lecture (et parfois l’écoute) qui visent le développement des compétences en langue des jeunes lecteurs. Si certaines de ces œuvres présentent des contenus qui sont ceux d’un monde globalisé et uniforme, d’autres sont susceptibles de toucher leur lectorat par l’apport de codes, de références qui s’ancrent dans de contextes culturels précis, d’autres encore interrogent la diversité des cultures, le rapport à l’altérité.

Les contributions attendues aborderont ces questions en essayant d’explorer tous les aspects pratiques ou théoriques, les initiatives modestes ou d’envergure susceptibles de nourrir la réflexion autour du dialogue entre l’enseignement des langues et l’utilisation de la littérature jeunesse.

Les articles pourront être des récits d’expérience, des résultats de travaux de recherche d’ordre qualitatif ou des essais théoriques plus proches de la linguistique ou de la sociolinguistique. Ils porteront sur la littérature de jeunesse sous toutes ses formes (albums, romans, bande dessinée...). L’abondante consommation de séries, jeux vidéo ou films des jeunes générations actuelles nous conduit à solliciter aussi toute contribution qui inclurait ce type de support, dès lors qu’il existe un lien fort avec une forme de littérature jeunesse (scripts, adaptations, etc.).

Nous proposons donc quelques axes susceptibles d’orienter nos contributeurs :

a) La présence et l’utilisation de la littérature jeunesse à des fins d’apprentissage des langues étrangères et régionales en milieu scolaire, de la petite enfance au secondaire ; la réflexion autour des expériences d’apprentissage de langues dans tout autre dispositif de formation où la littérature jeunesse occupe une place prépondérante.

b) L’approche, la transmission, l’acquisition de la compétence culturelle et interculturelle inhérente à tout enseignement/apprentissage des langues vivantes véhiculées par la littérature jeunesse.

c) La place de la littérature jeunesse dans la production éditoriale et son rapport avec l’apprentissage des langues vivantes. En effet un grand nombre de collections scolaires et surtout parascolaires proposent d’aider à l’apprentissage des langues, ou de sensibiliser à la diversité des langues et des cultures. Est-ce un effet d’aubaine ? Existe-t-il une réflexion sur les contenus de ce secteur éditorial, les formats numériques encouragent-ils un accès à la littérature ou au contraire appauvrissent-ils les pratiques, les imaginaires, le dialogue culturel ?

d) La littérature jeunesse comme lien social, générationnel, spatial : de l’école à la maison, de l’école à la salle de spectacle, des (grands-)parents aux enfants, de l’école à la médiathèque etc. En particulier quand la/les langue(s)/ cultures de l’école, de la famille, de la rue ou des institutions culturelles sont complémentaires ou conflictuelles.

e) À l’échelle d’une région ou d’un pays, le lien entre la ou les langues de scolarisation et celle(s) de la production littéraire pour la littérature de jeunesse quand elles ne sont pas les mêmes.

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