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La didactique des langues et la figure de l’« enseignant.e ». EDL (Études en didactique des langues) n° 29. Date limite : 30 juin 2017

 

La centration sur l’apprenant.e ou l’enseignement axé sur l’apprenant.e apparaît dans les années 80. Elle est issue du mouvement constructiviste : le point de départ n’est plus le processus d’enseignement et fait place au processus d’apprentissage. De même, l’acquisition de compétences métacognitives prime sur celle de compétences cognitives. L’adaptation de ce concept est très variable selon les méthodologies et les approches pédagogiques. Néanmoins, il implique une redéfinition des statuts et rôles de l’enseignant.e comme de l’apprenant.e. On passe d’une attitude top down à une attitude bottom up et l’on préconise alors des nouvelles postures d’animation, de facilitation, de médiation et de tutorat (Pothier, 2003). Le rôle de l’enseignant.e n’a cessé d’évoluer en raison de changements politiques, sociaux, économiques et technologiques.

Des expressions telles que « centration sur l’apprentissage /l’apprenant », « centration sur l’enseignement/l’enseignant.e » sont souvent placées dans un rapport d’opposition. Au-delà de ces tensions, ce qui prime est de fournir aux étudiant.e.s un enseignement efficace et/ou opérationnel notamment dans le secteur LANSAD, comme l’indique Michel Van der Yeught, (2014) qui note la quasi absence de formation initiale des enseignant.e.s dans ce secteur. C’est pourquoi il est primordial de considérer la figure de l’enseignant.e sous différents angles, psychologique, didactique ou sociologique, ainsi que les processus associés : enseigner, former, éduquer.

Philippe Meirieu (2001) évoque le rôle de l’enseignant.e à l’horizon 2020. Il réaffirme que l’enseignant.e a aussi un rôle de formation et d’éducation et qu’il/elle devrait s’inscrire dans une éthique éducative internationale dont la réflexion est en cours. Ceci implique de réfléchir au(x) rôle(s) des enseignant.e.s, de repenser les modèles de ce métier, de construire de nouvelles identités professionnelles. afin que l’enseignant.e trouve un statut intellectuel et social qui lui convient dans notre monde en constante mutation.

Ce numéro d’EDL (Etudes en Didactique des Langues) s’intéressera donc, sous les regards croisés de la didactique des langues, de la sociologie et d’autres disciplines, aux thématiques suivantes sans que celles-ci soient exhaustives :
-  l’identité professionnelle (Sainsaulieu, 1977), les formes identitaires (Dubar, 2004),
-  les postures d’enseignant.e.s,
-  les représentations du métier d’enseignant.e,
-  les pratiques enseignantes,
-  l’« épistémologie personnelle des enseignant.e.s » (Kagan, 1992 ; Sensevy, 2007),
-  les stratégies d’enseignement.

Les propositions de contribution peuvent se faire en français ou en anglais. Les articles (entre 6 000 et 10 000 mots) aborderont un des aspects de la problématique énoncée ci-dessus et respectera la feuille de style téléchargeable.

Les articles devront être adressés par courrier électronique avant le 30 juin 2017 à edl@lairdil.

L’appel en ligne.