<:en-tête:>

 

    Autoformation et multimédia    Didactique    Linguistique    Ingénierie de formation

Médiation et didactique des langues : quelles conceptualisations pour quelles interventions ? RDLC - Volume 15, 2018 - Date limite : 2 mai 2017

 

Coordination : Emmanuelle Huver et Joanna Lorilleux EA 4428 Dynadiv

La notion de médiation fait l’objet de nombreux travaux, dans différents domaines tels que le droit (Guillaume-Hofnung , 2015), la psychologie sociale (Tapia 2011), les sciences de l’information et de la communication (Caune, 1999), sciences du langage (pragmatique interculturelle : Ticca et Traverso dir., 2015 ; jurilinguistique : De Gioia et Agresti coord., 2016), etc. Elle a par ailleurs été largement investie au plan de l’intervention professionnelle (sociale, juridique, psychologie, (inter)culturelle etc.), depuis le milieu des années 80, au point qu’on a même parlé de « temps des médiateurs » (Six 1990).

En didactique / didactologie des langues (DDdL), cette notion a été particulièrement mobilisée à partir des années 2000, sous l’influence du CECR notamment, qui en fait une activité langagière à part entière, aux côtés de la réception, de la production et de l’interaction. Au plan didactique, ces réflexions ont ensuite été prolongées dans le cadre du CARAP (Candelier et al., 2007), puis, plus récemment, des travaux de Cavalli et Coste (2015). Les travaux initiés par G. Zarate ont quant à eux contribué à l’inscrire dans une réflexion d’ordre plus sociopolitique.

Plus largement, la notion de médiation constitue de fait une dimension centrale de la DDdL, dans la mesure où elle sous-tend toutes les situations et processus de contacts et d’appropriations linguistiques et culturels. Elle est par ailleurs appréhendée, dans ce domaine même, en convoquant des théories issues de champs disciplinaires variés (socio-psychologie, pragmatique interculturelle, traductologie, philosophie), ce qui contribue à lui donner des acceptions au final assez différentes, dont découlent des modalités de réflexion, d’intervention didactique et de formation professionnelle pour le moins contrastées voire contradictoires. Enfin, son caractère transversal a pour conséquence qu’elle est convoquée conjointement à d’autre notions comme celles de pluralité linguistique et culturelle, d’altérité, de mobilité, d’interculturel, de transmission ou encore d’appropriation, tant au niveau théorique / épistémologique que dans les usages didactiques et la professionnalisation des acteurs du domaine (chercheurs, enseignants, cadres de la formation linguistique, décideurs des politiques linguistiques ou d’intégration, etc.).

Ce numéro de revue propose ainsi de s’intéresser à la notion de médiation sous ces différents angles, en s’attachant plus particulièrement au.x articulation.s entre conceptualisation de la notion (et/ou de notions connexes) et implications pour différents niveaux d’intervention. Les propositions s’articuleront autour des axes suivants :

Enjeux de conceptualisation

-  Quels sont les fondement théoriques et épistémologiques sous-jacents à la notion ?
-  Quelles articulations peut-on opérer entre médiation et didactique des langues - du point de vue théorique et épistémologique, mais aussi au plan de l’intervention ?
-  Dans quelle mesure la notion de médiation est-elle pertinente pour la didactique des langues, à la fois au niveau didactique (enseignement, appropriation, méthodologies d’enseignement) et didactologique (en tant que thématique de recherche et/ou du point de vue des démarches de recherches que son étude suppose) ?
-  Comment cette notion s’articule-t-elle (ou non) à d’autres notions actuellement développées dans la recherche en DDL, comme pluralité linguistique et culturelle, mobilités, altérité, transmission, appropriation, etc. ?
-  Quelles démarches de recherche pour appréhender ces différentes formes de médiation ? En fonction de quelles théories et de quelles épistémologies de référence ?

Diversité des formes et des enjeux de médiation - diversité des modalités, des secteurs et des situations d’intervention

-  La médiation peut constituer un objectif d’enseignement à part entière (travail de la compétence de médiation) ou un moyen pour travailler d’autres compétences (de communication, interculturelle, posture réflexive...).
-  Pour ces différentes situations, quelles sont les démarches d’enseignement observées ? Jugées pertinentes ? Quelles sont les formes d’évaluation (ou de reconnaissance) possibles ? Comment varient-elles en fonction des conceptions de la médiation mobilisées, et des situations d’interventions envisagées ?
-  Quels enjeux et quelles conséquences pour la formation et la professionnalisation à / par la médiation, dans le.s domaine.s d’intervention de la didactique des langues ?

Modalités de soumission

Calendrier

Janvier 2017 : Lancement de l’appel à contribution

NB : Il peut s’agir d’articles de recherche ou bien de comptes-rendus d’interventions didactiques.

2 mai 2017 : Limite d’envoi des propositions et soumission des articles au CS

Fin juin 2017 : Retours du CS

Fin septembre 2017 : Retour des articles définitifs

Courant 2018 : Parution

Forme des propositions
-  Les articles ne devront pas excéder 25 pages, bibliographie comprise.
-  Les consignes aux auteurs sont accessibles ici.

L’appel en ligne.