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Le corps et la voix dans l’enseignement/apprentissage des langues de spécialité - 39ème congrès de l’Apliut - 8-10 juin 2017

 

IUT Paris Diderot et IUT Paris Descartes

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Lors de son dernier congrès, l’APLIUT a proposé aux participants de se laisser entraîner dans « les jeux en jeu » dans l’enseignement/apprentissage des langues en Lansad, une mise en jeu des esprits mais aussi des corps. Et c’est ce chemin vers le corps - cette entité à la fois proche et souvent mal appréhendée - que l’APLIUT souhaite explorer plus avant dans son prochain congrès 2017.

Axe 1 : Au début était le brouhaha. Puis vint le silence...

Quel silence ? Le silence de sa culture, le silence de son ennui, le silence de son angoisse, celui des apprenants, celui de l’enseignant ? Quel silence et pour quoi faire ? Une respiration, un espace laissé libre pour voyager vers l’autre pour que le silence devienne performatif (voir Rousseaux, 2003). La non-parole de l’enseignant devient outil d’apprentissage, le possible passeur d’une prise de conscience propre à chaque apprenant. Quelle que soit la méthode, silencieuse pour Caleb Gattegno, sur les gestes mentaux pour Antoine de la Garanderie ou sur les intelligences multiples pour Howard Gardner, il s’agit bien de donner aux apprenants des espaces de liberté et de prise en charge de leur propre apprentissage.

Axe 2 : Et le corps parlait dans son langage, sans mots ni phrases...

Et si l’enseignant se tait, « la gestuelle professionnelle est pourtant bien au coeur de ce qui va se concevoir, s’élaborer ensemble » (Boncourt, 2013) dans l’espace et le temps de la classe. Par ses gestes professionnels et pédagogiques, l’enseignant donne « du corps à son cours » (Tellier, 2014). Le corps a son langage : langage professionnel, personnel et culturel. Et l’enseignement/apprentissage d’une langue-culture passe par la prise en compte de l’altérité de la langue mais aussi des éléments non-verbaux qui l’accompagnent et la sous-tendent. Qu’il soit question du langage du corps ou de corporéisation, c’est bien le corps qui est medium d’enseignement/apprentissage.

Axe 3 : Puis la voix et le corps devinrent communication mouvante et vibrante.

« N’oublions pas que c’est celui qui "parle" et "agit" le plus qui apprend le plus » (Lani-Bayle, 2009). Mais n’est-ce pas le plus souvent les enseignants ou les formateurs ? Que proposer qui puisse mettre les apprenants en situation de mouvements et de vibrations pour que leur corps et leur voix s’unissent à l’objet de leur apprentissage. « Le corps, la parole, le texte, les cultures, la culture » (Pierra, 2011) se mêlent. Voici qu’arrive la pratique théâtrale : se mettre dans le corps d’un autre, dans la langue d’un autre, se sentir et se ressentir pour mieux aller vers l’autre (Demougin, 2008). Et la classe s’ouvre sur le monde. Autant de questions et de thèmes sur lesquels didacticiens des langues, psycholinguistes mais aussi membres de l’APLIUT, chercheurs et praticiens d’autres univers sont invités à apporter leur éclairage, et à partager le résultat de leurs recherches théoriques et de leurs expériences pratiques.

Les propositions de communications doivent être adressées par courriel en complétant la fiche ci-après (cf pièce jointe) avant le 15 janvier 2017 à joelle.farigoux@unilim.fr Les propositions seront anonymées et étudiées par le Conseil Scientifique qui enverra sa réponse au plus tard le 10 avril 2017. Des propositions d’articles issus des communications pourront être soumises pour publication dans la revue Recherche et pratiques pédagogiques en langues de spécialité de juin 2018. Ces propositions seront anonymées et relues en double aveugle avant une possible publication.

(Source : Acedle)