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Confiance, reliance et apprentissage des langues dans l’enseignement supérieur" - Recherche et pratiques pédagogiques en langues de spécialité - Cahiers de l’APLIUT - Date limite : 30 mars 2017

 

À paraître en janvier 2018, co-dirigé par Joséphine Rémon et Viriginie Privas pour l’ARDAA.

Lien vers l’appel à textes.

La « bienveillance » a fait son entrée dans les instructions officielles de l’éducation nationale en 2009, en lien avec la confiance en soi, la confiance dans les pairs et dans les adultes, au sein d’un espace pédagogique fait d’intentions convergentes.

Dans l’enseignement supérieur, la notion d’un espace pédagogique comme lieu de constitution d’une communauté de confiance demande à être éclairée par des apports théoriques transdisciplinaires, impliquant notamment les sciences cognitives.

Dans le domaine des langues pour spécialistes d’autres disciplines, les enjeux autour de la confiance prennent un relief particulier puisque par définition, il s’agit d’un public de non spécialistes en langue, dont certains ont une bonne maîtrise langagière tandis que d’autres ne perçoivent pas toujours le rôle de la langue étrangère dans leur domaine de spécialité. Dans ce contexte hétérogène (espace d’apprentissage distanciel, présentiel ou numérique), la confiance dans ses propres ressources langagières peut se trouver ébranlée par la comparaison avec les pairs (Chaplier et Crosnier 2014) ou au contraire étayée par la reliance (Aden 2010), définie comme "création de liens entre des acteurs sociaux séparés" (Bolle De Bal 1996 : 23, cité par Quintin et Masperi 2010 : 18).

La confiance peut être étudiée en lien étroit avec la prise de risque langagière ou pédagogique et le statut de l’erreur, mais aussi avec la mise en place d’un contexte favorable au débat autour de questions vives. Les aspects de temporalité seront utilement convoqués pour mettre en lumière des processus de construction. Il peut s’agir également de la relation entre l’enseignant et son institution. Ainsi les enjeux autour de l’identité et du statut des acteurs apporteront également un éclairage dans ce cadre.

D’un point de vue méthodologique se pose la question des corpus à rassembler pour entamer cette réflexion et du type de traces à prendre en compte pour effectuer les observations nécessaires à l’avancement de la recherche.

Le propre de la didactique est de puiser aux sources des sciences contributoires (anthropologie, sociologie, psychologie, sciences du langage, sciences cognitives, pour n’en citer que quelques-unes) afin d’éclairer les phénomènes d’enseignement-apprentissage ou d’acquisition. Cet appel propose donc à des chercheurs de diverses disciplines, et des practiciens, une entrée par les notions de confiance et de reliance dans l’enseignement et l’apprentissage des langues, afin que chacun puisse exposer comment les concepts propres à son cadre théorique peuvent s’articuler en didactique des langues et investir ces notions.

Les contributions pourront être :

des articles (25 000 à 40 000 caractères maximum espaces non compris, hors résumés et mots-clés) ;

des notes de recherche ou de pédagogie (10 000 à 20 000 caractères maximum espaces non compris, hors résumés et mots-clés) ;

des comptes-rendus d’expérience sous forme de fiches pédagogiques (8000 à 15 000 caractères maximum espaces non compris, hors résumés et mots-clés) ;

des recensions (8000 à 15 000 caractères maximum espaces non compris).